Bisexualité en psychanalyse et psychothérapie


Psychanalyse - psychothérapie en ligne -thérapie de couple - 20€ la séance d'une heure

C'est par « ma » psychanalyse que j'ai pu retrouver la mémoire de ce que j'avais vécu dans l'enfance et surtout ses influences dramatiques sur ce qu'a été ma vie d'adulte.

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hermaphrodite

La bisexualité entre l'hétéro et l'hermaphrodite.

Peut être bisexuel celui ou celle qui trouve avant tout son plaisir dans le plaisir qu'il ou elle procure à autrui, quelque soit son sexe. Ses sentiments s'expriment envers ceux qui en ont manqués car il connaît bien la douleur que crée se manque pour l'avoir connu lui même. Il sait, par comparaison de ce qu'il vit et de ce qui apparaît, qu'il ne peut apparenter son comportement à celui de l'homosexualité qu'il ne pourrait en aucun cas revendiquer car sa sexualité s'exprime avant tout sur le plan sentimental sans distinction des sexes sauf dans son choix qu'il préfère hétéro, pour fonder une famille. Il peut dans ce cas y rester très fidèle pour peu qu'on n'y rejette pas ce qu'il aime apporter sous peine de ne pouvoir refuser à d'autres ce qu'on pourrait lui demander.

Hermaphroditus,Museo Archeologico Nazionale (Naples)-Domaine Public

Le plaisir ne se manifeste chez lui que dans le bonheur constaté dans son proche entourage. Que ce bonheur vienne à disparaître, il sera déboussolé et sera prêt à partir s'il sent qu'il en est une entrave. Dans la société, la situation du bisexuel (puisqu'on veut le nommer comme ça!) n'est pas simple, l'hétéro va le taxer d'homo, l'homo lui dira qu'il en est un aussi mais qu'il n'a pas le courage de l'assumer. Dans certaines circonstances, le bisexuel (homme) peut se surprendre à prier tous les dieux pour obtenir l'érection utile pour apporter le plaisir à sa compagne. Il préfère de loin laisser son érection apparaître d'elle même par la vue du plaisir qu'il apporte à l'autre, au cours des prémisses. Dans ce cas, quand on sait que tout naturellement une femme prend plaisir à être désirée et que l'érection de l'homme en est le témoin, la relation peut devenir à long terme compliquée pour les deux.

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Qu'elle soit féminine ou masculine, la bisexualité se trouve au point milieu de ces deux éléments, basculant d'un coté ou de l'autre suivant les situations les plus diverses qu'elles soient. Il n'est qu'un coté où elle ne peut s'installer définitivement c'est celui de l'homosexualité. Si on accepte le tout homosexuel et le tout hétérosexuel comme étant une réalité, on ne peut refuser l' existence de la bisexualité bien qu'elle ne sera jamais un tout dans le genre mais plutôt un tout sexuel avec une tendance à préférer, pour des raisons naturellement pratiques et procréatrices, vivre en couple hétérosexuel. Là où, quand tout va bien, il saura y tenir sa place sans le mettre en péril. Péril d'autant plus grand dans le cas d'une infidélité avec une personne du même sexe. Dans ce genre d’infidélité, si les deux parties sont bisexuelles la situation sera certainement tolérée quand elle n'est pas soumise au « qu'en dira-ont » nuisibles à la progéniture ; dans le cas contraire, la bisexualité sera perçue comme de l'homosexualité affichée avec toutes les difficultés que cela va engendrer pour la personne restée seule qui ne se sentira pas en face d'une concurrence mais d'une trahison de son corps dans son genre.

Christ with the Symbol of the Trinity - 1re moitié de XVIe siècle - Giovan Pietro Rizzoli (écrit Ricci ou Rizzi), dit Giampietrino, actif entre 1508 et 1549 à Milan.Domaine Public

Que l'un ou l'autre, dans un couple hétéro, aie des tendances bisexuelles ou pas, le risque d’infidélité est le même quand l'un ou l'autre souffre de ne plus y vivre sa sexualité. Quand tout va bien dans le couple, que l'un soit de tendance bisexuelle mais fidèle, cette particularité bien utilisée, ne peut qu'apporter de la diversité bienfaisante dans ses ébats sexuels. Comme au théâtre, chacun peut trouver un certain plaisir à jouer un rôle qui ne lui ressemble pas, donnant donnant, en échange un autre rôle peut être demandé, là ou ailleurs, à celui ou celle qui en a les bénéfices. Cela s'appelle «  la complicité ». Il semblerait, suivant les statistiques, que peu ne peuvent affirmer n'avoir aucun fantasme. Par expérience, nous savons qu'ils ne sont pas sans origines, ceux du bisexuel n'échappent pas à la règle. Faut-il lui en tenir rigueur ? De plus, il ne vous demandera jamais d'explications et n'aura jamais un quelconque jugement sur vos propres fantasmes, il les respecte et se prêtera avec plaisir à ce que vous puissiez les réaliser, c'est tout !

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Hermaphrodite endormi(e), copie romaine d'un original grec, époque impériale (IIe siècle ap. J.-C.), musée du Louvre (Ma 231)-Domaine public

En définitif, ce n'est pas la bisexualité qui met en péril le couple, pas plus que l'hétérosexualité affirmée, mais avant tout, c'est la disparition du plaisir de vivre ensemble pour des raisons souvent éloignées de la sexualité. De grosses difficultés financières, trop de stress au travail, des soucis familiaux, des absences professionnelles trop longues, le manque de loisirs, etc..., toutes ces situations peuvent mettre le couple en péril si elles perdurent et semblent impossible à changer. Quand les années passent et que les difficultés persistent, de guerre lasse, seule la séparation semble être le meilleur remède pour l'un ou l'autre, contre la déprime qui s'installe. Il est malheureusement plus facile de juger que de réfléchir pour apporter les solutions appropriées ! Un dialogue d'une sincérité telle, qu'il peut mettre en péril et le couple et les personnes dans leurs intimités gardées secrètes jusque là, devient, contrairement aux craintes, la solution la meilleure pour qu'une véritable complicité s’installe. Quoi qu'il arrive, rien ne pourra plus mettre à mal cette complicité puisqu'elle aura été construite sur la compréhension et le respect de la différence que le vécu de chacun explique. Dans ce cas, chacun trouvera en l'autre ce qui lui a toujours manqué : un véritable confident, sans aucun jugement et ne reprenant pas contre lui-même ce qu'il entend de l'autre autrement qu'en y apportant sa réponse la plus sincère possible en dépassant ses peurs des réactions ou de l'usage qui pourrait en être fait.

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Intimité pour intimité ! Il n'est souvent pas plus facile de dévoiler ses pensées profondes que de se déshabiller totalement devant la personne qui est censée partager notre vie intime sans craindre de l'usage que sera fait des nos « défauts » que l'on se connaît et que nous avons toujours su cacher. Ce qui est au physique l'est aussi au psychique et vice-versa ! Derrière la fonction sexuelle se cache souvent aussi, la façon dont on voudrait l'utiliser. Si la fonction est une généralité, par contre, les « façons » restent individuelles. L'hétérosexualité, l'homosexualité et la bisexualité les contiennent, quoiqu'on puisse en penser, c'est une réalité ! Mieux vaut l'accepter et apprendre à vivre avec en dépassant les idées reçues que de vouloir lutter contre les différences qui ne sont différentes tant qu'elles ne font pas baisser le chiffre des 70% qui constituent les majorités intransigeantes.

Hermaphrodite luttes avec un satyre, fresque de Pompéi 45-79 AD - Domaine Public

On peut rapprocher la bisexualité à l'hermaphrodite qui se différencie par sa particularité physique alors que la bisexualité ne se manifeste que part l'expression du psychique. Par son physique, l'hermaphrodite est mieux accepté que le bisexuel car nombreux restent persuadés que chacun doit faire l'effort de penser comme eux quand les corps sont sexuellement identiques. Ils ne savent pas que leurs pensées ne sont que les fruits d'une culture et d'une éducation imposées. S'ils venaient à en prendre conscience, les différences deviendraient source de partage et il en serait fini de l'homophobie, du racisme primaire, du sexisme, de l’intolérance en général ! Il faut malgré tout savoir s'en excuser car dès l'enfance nous avons dû faire l'effort de sacrifier nos propres pensées sous la menace des punitions. Il est « normal » que l'on puisse en vouloir à ceux qui n'ont pas eu à le faire et qui se permettent ou qui sont naturellement d'apparence psychique différente! Ceci est un vaste sujet que nous débattrons certainement ailleurs. Toujours est-il qu'il n'y a rien de plus pire pour mettre en confusion que de se voir imposer de passer de « c'est comme ça et pas autrement ! » à « c'est autrement et plus comme ça ! ».Soit on refuse et c'est la révolution, soit on accepte est c'est la haine qui s'installe, soit on fait l'effort de retrouver sa pensée profonde et c'est le début d'un véritable changement !

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Avant et dès la naissance, il est impossible de choisir ses rencontres, son environnement, son sexe, son physique. Vu que tout à chacun lui est imposé il ne faut jamais jugé l'autre et encore moins par rapport à soi-même vu qu'il n'y a aucun vécu identique si ce n'est les programmes éducatifs (différents malgré tout, suivant les pays ou les religions). On ne peut donc se permettre de dire et penser pour autrui. Que chacun apprenne à deviner ce qu'aurait été sa propre vie sous d'autres contextes, il n'en deviendra que plus intelligent et plus tolérant.

Salmacis et Hermaphrodite (v. 1580).Bartholomeus Spranger (Anvers 1546 - Prague 1611) -Domaine Public

Comme bien d'autres sujets, c'est trop important pour se contenter d'en rester là ! A suivre !