L'Utilité de la psychanalyse


Psychanalyse - psychothérapie en ligne -thérapie de couple - 20€ la séance d'une heure

C'est par « ma » psychanalyse que j'ai pu retrouver la mémoire de ce que j'avais vécu dans l'enfance et surtout ses influences dramatiques sur ce qu'a été ma vie d'adulte.

Comment se déroule une consultation ?

image_coupe_danse_ensemble

Si, adultes, les sensations que réaniment une musique, une odeur, un goût, un paysage…ne déclenchent que la nostalgie d’un souvenir lointain qui soudain, réapparaît avec toutes ses émotions, on se retrouve immédiatement dans l’instant d’une situation vécue il y a bien longtemps (dans les bras de la personne avec qui on a dansé ce slow sur cette musique par exemple !), instant que l’on croyait pourtant effacé de la  mémoire. Si nous pouvons dans ce cas parler de « bons souvenirs », qu’en est-il des mauvais ?

Image Bal à Bougival(1882-1883)- Auteur Pierre-Auguste- Renoir(1841-1919)- Domaine Public

Les mauvais souvenirs ne réapparaissent que très rarement aussi précisément que les bons et pourtant ils existent ! Il n’est donc pas difficile d’admettre que les souvenirs sont classés : d'un coté les bons, de l'autre les mauvais avec accès interdit, c’est une protection naturelle (tout comme le refoulement, mais n’est pas là le sujet !). Imaginez seulement qu’un quelconque événement ou élément vous transporte aussi rapidement que la musique citée plus haut, mais maintenant, dans le souvenir d’une situation  très douloureuse, vécue dans l’enfance (par exemple) avec toute sa charge d’émotions, de souffrance, de peur, voir de panique, ça pourrait être très dangereux et insupportable!

image_paysage

Image Souvenir de Coubron (1872) - Auteur Jean-Baptiste-Camille-Corot(1796-1875) - Domaine Public

En analyse, j’ai volontairement recherché ce genre de souvenirs. Premièrement, leurs accessibilités sont particulièrement longues et difficiles. Deuxièmement, il est impératif d’être très bien accompagné dans ce travail car on se retrouve à revivre intégralement la situation vécue, avec toute sa charge d'émotions (paroles, cris, pleurs, douleurs, gestes... tout revient). En l’occurrence, le psychanalyste doit être très attentif, ne pas paniquer et savoir mesurer la gravité du souvenir qui se revit devant lui et arrêter le processus s'il ne se sent pas en mesure de pouvoir gérer cette situation.

image_pecher_en_fleurs

Image Souvenir de Mauve- Pêcher en Fleurs (1888) - Auteur Vincent Van Goth (1853-1890) - Domaine Public

Nota : si le psychanalyste n'a pas vécu personnellement au moins une fois cette expérience au cours de sa propre analyse, il ne comprendra jamais ce qui se passe devant lui. Arrêter le processus est un véritable gaspillage pour le patient dans l’opportunité, manquée ici, d'atteindre la compréhension de ce qui a malheureusement peser sur sa destinée. Dans le même cas, si ce même psychanalyste n'interrompt pas la séance et assiste éberlué face au phénomène qui apparaît et qu'il ne connaît pas, devant cette incompétence, le patient pris de panique aura bien du mal à s'en extirper seul. Pire encore, le psychanalyste aura eu l'impression d'avoir assisté à ce que le jargon psy appelle « une crise d'hystérie » et dans un autre jargon : « une personne possédée » ; c'est le fiasco total, tout l'inverse de ce qui aurait pu être un travail bénéfique !

Revenons au mauvais souvenir : si au contraire du bon, le mauvais souvenir ne réapparaît pas dans son intégralité dans la situation présente où il devrait se manifester qui pourrait le rappeler, , il en laisse pourtant une trace (flash). Effectivement, il se manifestera immanquablement dans les rêves qui ne manqueront pas d’apparaître la nuit suivante d'où l'intérêt de les analyser pour en retrouver l'origine ! Voir lien « interpréter ses rêves »

autoportrait_johann_gumpp

Image Autoportrait (1646) - Johann Gumpp(1626-1646)- Domaine Public

Un simple exemple :
    Dans la rencontre d’une personne qui nous est totalement inconnue, qui de nous n’a jamais été surpris de penser « il a une tête qui ne me revient pas ! » et même, de pouvoir imaginer ses comportements, son caractère, etc. (ça commence mal !). Effectivement, il a bien une tête qui ressemble à une autre « qui ne nous revient pas » en mémoire, pas plus que les comportements de celui qui devait la porter. Si vous laissez courir volontairement votre imagination sur ces comportements soi-disant imaginés, vous aurez des chances d’en retrouver le vrai propriétaire ainsi que les souvenirs qui y sont rattachés (c’est difficile à admettre, mais même l’imagination ne semble issue  que de la somme des mémoires associées). C’est alors que vous serez surpris du changement radical de votre comportement dans la relation avec cet inconnu. Vous aurez fait alors, un premier mouvement dans ce qu’on appelle « la psychanalyse ». Sur ce premier résultat, vous ne pourrez plus dire d’un autre « celui là, je ne peux pas le sentir ! », sans faire l’effort de chercher l’origine de cette pensée et certainement dans le « sentir », l’odeur qui l’accompagnera !

Le phénomène existe dans les deux sens : combien de fois avons-nous subi l’agressivité de l’autre, sans raison ? Heureusement l’inverse existe aussi, nous pouvons être attirés en bien, sans plus de raisons apparentes, par une personne étrangère. Les premiers contacts seront très agréables car dans ces conditions, il y a désir et non appréhension. C'est le coup de foudre inexplicable ! L’apparence est souvent trompeuse : il est des relations qui semblent prometteuses dans les premiers contacts qui finissent en catastrophes alors qu’il y a des relations vouées au départ à l’échec, qui se terminent très prometteuses. On peut parfois plus souffrir de la disparition de celui qu’on a considéré comme son pire ennemi que de l’abandon subi, par celui que l’on croyait son meilleur ami !

tableau_reve_berger

Image Le Rêve du Berger (1793) - Auteur Johann Heinrich Füsseli - Domaine Public

Pour information personnelle, enfant, je n’ai jamais autant aimé ma mère depuis le jour où elle m’a lancé « tu veux savoir ?: je te déteste et tu nous fait tous chier ! » Il est plus facile de laisser croire à l’autre qu’il est aimé que de lui avouer qu’on le déteste ! Quelque soit le sentiment, il n’a de valeur que dans la sincérité qui, ressentie enlève à chacun toute confusion !

Je reviens au sujet : pourquoi la psychanalyse ? On ne triche souvent qu’avec soi-même ! On se refuse la pensée qui apparaît par peur de ce que cela engendrerait de la mettre en paroles (mettre sa langue dans la poche avec un mouchoir par-dessus). Pour en revenir à l’exemple : de « la tête qui ne me revient pas », si nous avions pu avouer notre pensée, l’autre aurait pu demander « pourquoi ? », un dialogue riche en sincérité aurait certainement pu s’établir. Chacun reste campé sur ses positions (ses défenses, sa sécurité et surtout ses mémoires). Le comportement qui peut apparaître lors de certaines rencontres ( agressivité, peur, etc.), suivant ce qu'on a vécu, peut laisser un certain doute sur l'état de notre santé psychique chez celui qui l'observe.

tableau_duel

Je ne pense pas que pour résoudre les problèmes, il suffit de classer les comportements en maladies avec chacune, un traitement « approprié » ou définir un comportement en cherchant dans quelle maladie on va pouvoir le classer (psychologie).

Image Deux hommes qui luttent (1819-1823) - Auteur Francisco de Goya (1746-1828)- Domaine Public

C’est cette « manie » à tout vouloir classer qui fait que tout ce qui commence par « psy… » fait fuir ceux qui seraient tentés et en droit d’y avoir recours. Par ailleurs, tous les comportements considérés suspects ne sont pas mis sur la « table » des maladies, invisibles,ils se manifestent pourtant dans la vie intime de chacun. Pris en compte, il y aurait autant de maladies qu’il y a d’êtres humains. On devrait dans ce cas affirmer qu’est malade aussi, celui qui a rendu l’autre malade ! Le traitement médicamenteux, n’est-il pas devenu le seul moyen utilisé pour insensibiliser la victime (le malade) aux attaques des soi-disant normaux ?

La psychanalyse apporte un raisonnement inverse : si, dans la première phase elle permet de s’apercevoir que nous avons subi le problème de l’autre, dans la seconde, nous prenons conscience que ce qui a été subi sans pouvoir réagir a créer en nous de nouveaux problèmes (en psy, on les appelle vulgairement « des névroses ! »). De plus, comme nous l'avons vu ci-dessus dans l'exemple de l'inconnu qui a une tête qui ne nous revient pas (normal puisqu'il ressemble à la personne que nous avons oubliée et subie), nous aurons envers cet inconnu, un comportement souvent chargé d'agressivité ou de peur qui, en réalité, est totalement injustifié.

tableau_homme_dans_mer_avec_jeune_noye

Image Adieu - La Noyade-(1892) - Auteur Alfred Guillou (1844-1926) - Domaine Public

Tenter de comprendre l’autre sans s’être compris soi-même, serait comme vouloir comprendre et expliquer comment l’autre nage sans jamais avoir voulu pénétrer soi-même dans l'eau ou le prendre pour un débile parce qu’il crie, qu’il se débat, alors qu’il est en train de se noyer.

Exemple de l’utilité de la psychanalyse : quelles personnes divorcées revivant en couple n’ont pas pensé dans un moindre conflit « ça y est, ça recommence ! tous (ou toutes) pareils ! ». Quels sont ces « ça » ? Au moment de la fréquentation, dans les rencontres chacun ne transpire que d’amour pour l’autre, tout est beau, tout est bien. Dans la vie commune, au quotidien, il est impossible d’échapper aux aléas de la vie,< aux humeurs, aux angoisses, à certaines réflexions, paroles, comportements, emportements de chacun, tout comme dans le premier couple avant le divorce. Inévitablement la situation va dégénérer, d’autant plus vite que la mémoire est fraîche. Le « ça recommence » est bien juste ! Ce qui n’a pas été résolu dans le premier couple risque bien de se revivre dans le deuxième à moins que l’une des personnes, fatiguée, s’abandonne à ce quelle croît être son sort. Dommage ! Gaspillage de vie alors que chacun sait qu’elle ne dure qu’un temps. Il faut se méfier de la fatigue que causent trop d’efforts inutilement répétés, les échecs successifs dans les investissements  engagés pour trouver un avenir meilleur, cette fatigue use le corps et l esprit.

Le « ça recommence » doit interpeller. Dans nos civilisations nul n’est obligé de vivre en couple et pourtant chacun le recherche (désir tellement puissant que certains le vivent  virtuellement : religieux). Vouloir y échapper n’est pas plus facile, voire souvent impossible. L’admettre c’est prendre conscience que ce désir existe autant chez celui que l’on a rencontré que chez soi et que ce qu’il pense y trouver n’est pas plus différent aussi.

tableau_couple_amoureux

Pourquoi tous ces échecs alors que certains semblent avoir réussi leur couple ? A tous ces problèmes pourquoi ne pas voir individuellement le sien, découvrir son origine, l’analyser, s’analyser dans le problème. Dans le couple, sur les deux, il en faut bien un qui commence, à deux c’est encore beaucoup mieux, car dans l’effort, la complicité et la solidarité réunissent.

Image Les Amoureux (1875) - Auteur Pierre-Auguste Renoir(1841-1919) - Domaine Public

Ce qui est appelée psychanalyse peut se réaliser par le couple, dans le couple, la sincérité avec soi-même (ce qui est le plus difficile) en est le principal moteur. Pas de pitié aux problèmes ! Autant pour ceux qui les manifestent que pour ceux qui les subissent et pour soi même dans les deux cas. Cela demande de gros efforts mais ils seront bien placés et récompensés. Si le malheur est contagieux, le bonheur aussi !