La vie prénatale- thérapie brève- psychanalyse


interprétation des rêves en ligne - psychanalyse en ligne -thérapie de couple - 20€ la séance d'une heure

C'est par « ma » psychanalyse que j'ai pu retrouver la mémoire de ce que j'avais vécu dans l'enfance et surtout ses influences dramatiques sur ce qu'a été ma vie d'adulte.

Comment se déroule une consultation ?

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Devant vous, un enfant court avec un bout de corde enroulé
autour de son cou dont les deux extrémités traînent sur le sol.

Ne sursautez-vous pas de frayeur ? Les yeux rivés sur la scène, pétrifié, tout tourne très vite dans votre tête, à savoir s’il faut crier, l’attraper, mais en tout cas l’arrêter dans tous mouvements. Vous ne pouvez vous empêchez de vous précipiter sur lui pour le défaire de cette corde, de le prévenir du risque qu’il encourt et de lui recommander fermement d’éviter à l’avenir de jouer à de tels jeux.

Madonna Col Bambino (1498)- Auteur - Raphaêl (1483-1520)- Domaine Public

D’où provient cette panique qui vous a saisit et l’urgence à réagir ? Ça ne fait qu’un tour : « corde autour du cou égale étranglement, danger de mort ! ». S’il est difficile d’ignorer que la mort par pendaison existe (films, journaux, radio, suicide dans l’entourage), heureusement, peu n’ont eu à souffrir d’avoir vu un corps pendu. Dans ce cas, surtout si la personne ainsi disparue faisait partie de nos proches, la panique se justifie.

A ma sœur Sylvie et à tous ceux qui souffrent encore et toujours de sa disparition .

Voir à cette page

Ceci évoqué, revenons à la panique devant l’enfant qui court avec une corde autour du cou ! Hormis la mémoire d’une personne qui a mis fin à ses jours par pendaison, qu’est-ce qui pourrait la justifier ? D’où peut venir l’image de cette corde si dangereuse ? D’un col de chemise, d’une cravate ou d’une écharpe trop serrée, d’une corde à sauter malencontreusement utilisée, d’un étranglement quelconque… ? Si la peur est universelle devant la scène de l’enfant et sa corde (suffit de l’imaginer pour en avoir déjà des frissons !), les cas proposés ne sont pas des généralités.

gland

Voir à Wikipédia

Si ce n’est une corde qu’est-ce qui pourrait y ressembler le plus dans l’universel, sinon le cordon ombilical ? Comment pourrait-on douter qu’on puisse avoir en mémoire notre vie intra-utérine ? Sans remonter (ou descendre) à la division par deux de la mémoire de ce qui a été avant l’apparition de l’embryon, c'est-à-dire, le spermatozoïde et l’ovule (à noter la présence de l’y et du z dans ces deux noms, la dernière voyelle et la dernière consonne de l’alpha-bet et le ï qui n’en fait pas partie) on ne peut qu’accepter, tout comme accepter qu’un grain de blé ne donnera jamais un chêne et vice versa pour le gland, qu’un embryon contient en mémoire tout ce qu’il devra devenir ainsi que le trajet qui s’impose pour y parvenir. Cet embryon, c’est vous, c’est nous, c’est moi. Mémoire admise ? Maintenant, homme ou femme, laissez libre court à vos pensées les plus profondes devant la vue du ventre d’une future mère. Dépassez l’autocensure et la facilité ! Que s’y passe-t-il ? Ce que vous croirez n’être que le fruit de votre imagination ne sera que la propre réalité de ce vous y avez vécu en votre temps. Les recommandations que vous aimeriez donner à la future maman, ne seraient qu’au bénéfice de l’indispensable que peut espérer ce petit être en devenir, à l’image de ce que vous auriez souhaité si vous aviez compris les causes de certains tumultes subis.

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La Femme en bleu lisant une lettre (1662-1665)- Auteur - Johannes Vermeer (1632-1675)- Domaine Public

Au troisième mois de grossesse, le cordon ombilical est définitivement constitué. Au fur et à mesure du développement, celui-ci s’allonge et peut parfois mesurer jusqu’à un mètre . En comparaison, imaginez-vous, adulte, obligé de vous mouvoir, pendant des mois, jour et nuit totalement immergé dans l’eau d’une petite baignoire fermée et mobile, qui se dresse, se retourne dans tous les sens, relié du robinet au nombril par un conduit souple glissant et tortueux de 2m40 de longueur, d’un diamètre d’environ 3,5cm. Ballotté, remué, obligé de reprendre une position confortable dans les moments calmes pour se dépatouiller du cordon qui immanquablement s’enroule autour des jambes, des bras et aussi du cou au moindre de vos mouvements. Sans notion de ce qui est du haut, du bas, de l’avant, de l’arrière, du couché du debout, il est quasiment impossible d’échapper à des situations catastrophiques tel que l’étranglement !
Nota : Heureusement, le placenta est beaucoup plus confortable qu’une baignoire et on n’y vit pas que des galères !

Maintenant, cordon égale corde ou corde égale cordon ?

Panique justifiée ou panique feinte ou exagérée ?

Il est certain que nous avons gardé en mémoire ce qui a été vécu pendant la période de vie intra-utérine (par l’analyse de nos propres rêves nous avons pu en revivre quelques séquences). Laissez-vous repenser au petit enfant en gestation que vous avez été, sans retenue, sans ridicule. Revenez sur votre comportement devant la femme enceinte, comportement presque unanime : protection, respect, ménagement, précaution, douceur. N’est-il attribué qu’à la mère ou d’avantage à l’enfant qu’elle porte ? Comment pourrions-nous connaître ce qui est indispensable à cet enfant en devenir si nous n’avions gardé aucune trace de notre chemin parcouru ? Si on sent très bien ce qui a été, il est très difficile de l’exprimer en paroles. Normal ! À ces moments, nous n’avions pas le langage et encore moins de vocabulaire dans lequel aujourd’hui il n’est pas simple d’y trouver des mots capables de décrire la situation autrement que par comparaisons ! Il est impossible d’écrire ou de dessiner une émotion, un sentiment, une sensation, on ne peut que tenter les faire transparaître dans l’écriture, le dessin, la sculpture, le théâtre, le langage, etc.

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Sans aller tout de suite plus loin dans la recherche, partons de l’ovule fécondée, est-ce moi ou était-ce la mienne. Chacun pense que son corps lui appartient, ce qui laisse à penser que ce corps appartient à celui qui l’habite ! Est-il difficile de penser autrement ou est-il possible que cela soit autrement ? Revenons à ce commencement d’embryon ! Tout ce qu’il contient pousse à être développé, à devenir ce pourquoi il existe, envers, avec ou contre, voir au détriment, de « cet  élément » qui pense en être le propriétaire (jamais complètement satisfait), comme le maître au temps de l’esclavage (ce qui d’ailleurs, reflète bien une des facettes de cet élément)!

- La Femme Enceinte - Auteur - Raphaël (1483-1520)- Domaine Public

Arrêtez- vous un instant :

Est-ce votre corps qui lit ou est- ce cet autre élément qui par le corps et la matière interposés (la vue, la page, l’encre) cherche à savoir si ici il trouvera matière à réfléchir pour enrichir ses connaissances ou comprendre ce qu’il vit ? Il n‘y a aucun hasard, l’embryon doit suivre son programme dans un ensemble lui aussi programmé pour le concevoir : « l’homme et la femme » et le recevoir : « la femme pendant la grossesse avec l’appui de l’homme pour subvenir à l’indispensable qu’elle ne pourrait assumer dans son état » et logiquement : « les deux après l’accouchement (hormis les avantages sociaux actuels qui ne sont qu’une toute petite parenthèse dans l’histoire humaine, avantages appelés à disparaître faute de cotisants consentants) ». Ensemble indispensable à l’existence même de l’embryon comme il est indispensable à «  l’autre élément » de rester ensemble. Le corps parle, voit, entend, plus que « l’autre élément », il sent par le toucher, par l’odorat et par un autre sens qui échappe à la logique que se contraint l’autre élément pour tout expliquer et tout comprendre, se considérant supérieur à la pensée qui à pu concevoir ce corps. À son incapacité évidente mais refusée ; à se laisser croire qu’il puisse être fatigué de l’effort intellectuel qu’il semble fournir, il n’a rien trouvé de mieux que d’annoncer : « heureux les simples d’esprit ! ». Enfin ! « L’autre élément » se nomme ! Il s’autoproclame « esprit », Ouf ! On va y voir plus clair ! Esprit malin, esprit supérieur, esprit malsain, saint esprit…… et plus bas, beaucoup plus bas, près du corps, en harmonie avec lui : « le simple d’esprit » !?- !? -!? (Trois fois ! pour la forme ou l’équilibre ?). Mais que l’esprit ne s’y trompe pas, le corps a sa propre intelligence, sa propre pensée, sa propre réflexion, puisque né de l’intelligence d’une pensée qui au contraire d’être supérieure est divine!

Comme déjà dit : une maison ne peut exister si elle n’a pas été pensée. Je vous rassure il n’est pas question ici des religions, mais seulement de constatations. Apporteront-elles des évidences !

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Revenons à notre petit embryon et aux éléments indispensables à sa progression : une mère, un ventre, un placenta et un cordon ombilical pour relier l’ensemble ! Simpliste ? Certainement pas quand on aperçoit la complexité et l’ingéniosité de l’ensemble !

Voir à Wikipédia

Notre valeureux esprit a encore beaucoup de chemin à parcourir, d’intelligence à fournir pour atteindre un tel niveau de perfection ! Malgré toutes les connaissances réunies, du mineur qui extrait la matière première (mineur ! drôle de nom pour ce métier !) aux plus éminents savants, en passant par tous les autres « corps » de métiers, nous n’en sommes qu’à pouvoir envoyer quelques fusées dans un espace réduit, acte aussi signifiant que de jeter un grain de sable dans la « mer ? ère ? » En comparaison des capacités d’une autre « mère » à recevoir la vie et participer à son développement, nos fusées sont peu de choses !